# Wilkommen im... Scoops Welt! ^^ #

# Wilkommen im... Scoops Welt! ^^ #
*





Hallo Leute !!! \(^^)/


Wie geht's ? ^^
Ici Gaëlle et Lilith aux commandes !!
Bienvenue à bord de notre vaisseau, ou plutôt devrions-nous dire du berceau de notre premier bébé ensemble : >> Scoop !! << ^^

Pour ceux (ou plutôt celles ^^) qui se demanderaient où ils auraient pu avoir déjà lu nos noms, nous vous répondrons simplement, peut-être est-ce...


*


iCi
[Devil Angel]
iCi
[L'Île de la Frustration]

iCi
[La Colo]

iCi
[Baby when the Lights...]
iCi
[Gaëlle's OS]

iCi
[Lilith's OS]







*



Il y a cinq mois environ, un lien sur la fic de Gaëlle vous faisait découvrir celle de Lilith.
Se connaissant depuis longtemps (bien avant TH...) nous avons décidé de commencer une fic ensemble il y a plus de deux mois (en gros, on a beaucoup d'avance XD) !

Voilà on ne saurait que trop vous dire d'autre si ce n'est que l'on espère que vous allez prendre autant de plaisir à lire cette fic ' qu'on prend de plaisir à l'écrire, sans préciser (c'est bien plus drôle comme ça ;)) laquelle de nous deux aura écrit quel passage... à savoir que ce n'est pas parce qu'il y aura écrit "Gaëlle" que ça sera écrit par Gaëlle, tout comme ça ne sera pas écrit par Bill quand ça sera écrit "Bill" ^^ (sans déc? XD)

Sur ce, bonne lecture et surtout... Enjoy !!!!!!!!!!!!!!! ^^




x Gaëlle & Lilith... xX

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 13:13

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 16:53

# Chapitre 1 # Wilkommen im... Tokio Hotel...


*








- A droite...
- ..................... Merde...
- Putain mais Lilith je t'ai dit à droite, t'es bouchée ou quoi ???
- Oui bon ben ça va tu me l'as dit trop tard !!
- Bordel mais tu veux vraiment qu'on arrive quand elle sera rentrée et qu'on se fasse déchirer la gueule toi, c'est pas possible !!...


Je levai les yeux au ciel, et comme à mon habitude, je ne répondis rien...
Je passai la première puis fis demi-tour, et roulai aussi vite que je le pouvais en regardant prudemment dans mes rétros...



« Et maintenant là, à gauche, ici, c'était pas bien compliqué pourtant... »



Je suivis l'indication que venait de me donner Gaëlle, et la regardai du coin de l'½il...
Qu'est-ce qu'elle était exécrable quand on était en mission, putain... Je l'en aurais baffée...


On s'engagea dans la petite rue en question, et au loin on repéra à nouveau la voiture rouge...
Je passai la troisième direct, et doublai toutes les voitures qui se mirent à nous klaxonner comme des malades tandis que Gaëlle s'occupait de leur faire faire connaissance avec son adorable majeur...


Quelques rues plus tard, on vit enfin le clignotant de la bagnole s'activer, nous signalant sans le vouloir qu'elle allait se garer...



« Vite !! » me dit Gaëlle...



Je me garai dès que possible dans un créneau plus que discutable, et on se jeta sur les amours de notre vie sagement posés sur la banquette arrière...
On quitta la voiture avec précipitation et on courut vers le premier buisson croisé en mettant en marche nos machines, et à peine cachées on commença déjà alors que la blonde sortait de sa Clio...



- Putain elle a grossi elle O.O...
- Gaëlle, t'arrêtes d'être mauvaise langue comme ça ?...
- Mais c'est pas ma faute regarde elle a au moins pris 10kgs depuis la dernière fois qu'on l'a traquée, tu trouves pas ??


Je regardai Lorie... puis regardai Gaëlle...


- Oui bon c'est vrai, et alors ? C'est peut-être les spécialités canadiennes moi j'en sais rien !...
- Crème... C'est un mot qu'on diiiiraiiiit inventééé pour... Elle...


J'explosai de rire avec Gaëlle, heureuse de retrouver enfin mon amie que j'aimais tellement, puis on se reconcentra sur la blondasse que je mitraillai avec mon Nikon...


- Je suis sûre qu'elle s'est faite engrosser par Quasimodo !
- Tu sais que toutes tes conneries sont enregistrées sur ta caméra ?
- Oups ! Bon vaut mieux que je la ferme alors.


Mon doigt commençait à fatiguer sérieusement... J'adorais photographier... Mais prendre des photos d'une blondasse qui ouvrait sa boîte aux lettres, j'appelais pas ça de la grande photographie... Et voilà, on l'avait perdue de vue...


- Encore rien de bien croustillant aujourd'hui j'ai peur...
- Même pas un semblant de petit ventre sur tes clichés ?
- Tu sais... J'ai pas encore inventé l'appareil photo sur lequel on peut simultanément regarder ses photos et photographier.
- Bah t'attends quoi alors pour l'inventer ?
- Que t'arrêtes de dire des conneries...
- Ah ouais... -_-'
- On pourra toujours montrer ta vidéo à la rédac'.
- Bah non... Avec mes conneries c'est pas montrable...
- On va encore se faire tailler un short alors...
- Je crois bien.


On rangea les amours de notre vie sur la banquette arrière de ma bagnole... Direction la rédaction...
Gaëlle passa le trajet à engueuler les automobilistes en infraction... J'avais beau lui répéter qu'ils n'entendaient rien... Elle s'entêtait à continuer...
Heureusement la rédaction possédait un parking privé... encore heureux... Nous entrâmes dans les locaux en faisant grise mine en essayant d'être le plus discrètes possible... Mais c'était sans compter sur Jean-Luc, un autre photographe persuadé qu'il m'intéressait alors que.... Ce n'était pas tout à fait le cas... pour ne pas dire pas du tout.



- Vous êtes de retour ! Alors comment va notre Lorie Nationale ???
- Elle se fait prendre par Patrick Poivre D'Arvor, lança Gaëlle.


On échangea un regard complice puis éclata de rire...


- Sérieusement, repris-je, on a rien, si ce n'est 10kg de crème québécoise en stock.
- Rien de croustillant si je comprends bien ?
- Non, dîmes-nous à l'unisson.
- C'est le patron qui va pas être content.
- La ferme, Jean-Luc.


Effet instantané... La tête basse nous rentrâmes dans le bureau du rédacteur en chef qui nous accueillit chaleureusement...


- Mes petites protégées ! Alors rien de nouveau sur Lorie d'après ce que j'ai entendu ?
- Non, rien...
- Je vais vous donner un autre reportage à faire, du lourd, du très lourd.
- Quoi ? Nicolas Sarkozy se tape Mme Bush ? demanda Gaëlle.
- Non... Mais ça pourrait être intéressant... Pour vous ce sera... Pister le groupe Tokio Hotel, chez eux à Hambourg pendant deux semaines...

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 14:06

Modifié le lundi 21 janvier 2008 15:07

# Chapitre 2 # ... Ende der Welt...

# Chapitre 2 # ... Ende der Welt...
*





















... Gaëlle...



































Je regardai le chef, bouche grande ouverte, alors que Lilith se chargea de répondre pour nous...





- Ah ouais mais là je crois que ça va pas être possible...
- Oh vous pensiez avoir le choix Mademoiselle, comme c'est mignon ! :-) lui répondit-il avec un petit sourire faussement attendri...





Elle me regarda, puis tourna les yeux, irritée...




- Votre travail ensemble a toujours été très intéressant, depuis le jour où nous vous avons embauchées dans cette boîte jusqu'à il y a peu, nous n'avions jamais eu à nous plaindre de vous, seulement...
- ... Seulement ?... demandai-je...
- Seulement il faut bien avouer que ces derniers temps, chacune de vos missions a été un véritable échec...




On baissa les yeux... Sachant pertinemment que c'était vrai...




« Avant de vous virer, je vous donne une dernière chance... Vous acceptez cette mission... Ou nos chemins se séparent dès aujourd'hui... Je suis désolé. »

















BOOM...









Et voilà... La sentence était tombée... Juste au moment où on ne s'y attendait pas...
Le patron nous tendit la main et on la regarda toutes les deux comme si on allait lui cracher dedans... Mais Lilith fut comme d'habitude plus diplomate que moi, et sacrifia la sienne pour nous deux.

Il nous autorisa à quitter son bureau en nous laissant dix minutes pour réfléchir, et on marcha l'une et l'autre en silence vers le couloir...

Une fois adossées au mur, on fixa chacune un point imaginaire en se demandant laquelle des deux l'ouvrirait en premier...








« Allemagne... », commençai-je à dire... « Hambourg... Tokio Hotel... »






Je laissai un petit blanc...



- T'aurais pas une corde ou une lame de rasoir qui traîne sur toi par hasard ?...
- Hum... Je serais déjà plus de ce monde... me répondit aussi calmement Lilith...



On se regarda, l'une et l'autre... On n'avait pas le choix... On le savait... Et pourtant...




- Sont pas si mal que ça... continua ma pote...
- Sur quel plan ?...



Elle me regarda, et haussa les sourcils un peu coquinement avant de nous faire exploser de rire...



- Nan lol je parlais de la musique, bien sûr...
- Bien sûr, bien sûr ^^...




Elle me tira la langue, et on rigola encore... On n'avait encore jamais eu à les traquer sur Paris ces quatre mecs-là, mais vrai que selon mes souvenirs, ils étaient plutôt baisables...





















Mais bref, ce n'était pas le sujet...







- Alors on dit oui ? me demanda Lilith.
- Ah parce que tu parles allemand, toi ?
- Ben non mais tu crois qu'on va leur parler, franchement ?
- Salut les mecs ! Nous sommes deux petites pétasses de françaises qui comptons vous traquer pendant quelques jours, vous n'aviez rien de prévu cette semaine j'espère ??
- Hum je serais plutôt d'avis à leur demander s'ils nous offriraient pas un verre ^^
- Lilith ?
- Hum ?
- Ta gueule.
- Oui, ok \(^^)/





On quitta le couloir, et on repartit en direction du bureau du patron, à qui on annonça notre décision.
Il fut ravi, et nous donna aussitôt nos deux billets direction Hambourg pour demain matin...
















OoO











- Demain matin, il abuse pas un peu le patron, dis-je à Lilith en montant dans sa voiture.
- Je crois que de toutes manières on n'a pas le choix, sois contente qu'on soit logées et que tous nos frais soient remboursés.
- A quelle heure le vol ?
- 7h00...
- Bah voyons ! Donc en gros, ce soir c'est valise party et tout le monde au lit.
- Exact.




On était aussi ravies l'une que l'autre... Mais heureusement qu'on était toutes les deux... N'empêche, ça me paraissait trop facile ce boulot, suivre quatre petits teutons violables jusqu'au cou dans leur ville... Non trop facile, où était le piège ?





Arrivées à la maison, je me jetai sur une plaquette de chocolat Milka...







- Et tu critiquais Lorie parce qu'elle avait grossi...
- Quoi ? Après il va se périmer. Dis-moi que t'en veux c'est plus simple !







Je lui tendis la moitié de la plaquette et nous dégustâmes en silence. Sans un mot nous sortîmes les valises de sous les lits et commençâmes à les remplir. Je rangeais soigneusement ma lingerie quand Lilith se mit à rire à côté de moi.






- Qu'est-ce que j'ai encore fait ?
- Tu penses sérieusement que tu auras besoin de tes menottes en fourrure ?
- On sait jamais sur quoi... ou plutôt sur qui on va tomber.
- Toi je te jure !






Je mis mes menottes dans une petite poche et continuai de ranger mes affaires. Une fois tout bouclé, nous les mîmes dans l'entrée et nous nous affalâmes dans le canapé, bras dessus, bras dessous. En c½ur on soupira ce qui déclencha un fou rire dont nous seules avions le secret.






- On a emporté de quoi y passer trois semaines ! fis-je remarquer
- C'est pas toi qui a dit « on sait jamais sur qui on va tomber ».
- Tu me fais rouler !
- Toi aussi !
- Au fait, à quoi ils ressemblent ces Tokio Hotel, je sais qu'ils portent des panneaux VIOLEZ-MOI sur le front mais bon, j'ai plus leurs tronches exactes en tête.
- Ben si on croise des gars qu'on a envie de violer... on se posera pas la question.
- Pas bête.
- Eh, tu parles de moi là !






Ereintées, on commanda des pizzas... Enfin, je commandai des pizzas parce que j'étais de corvée de vaisselle ce soir là. Douche, derniers préparatifs et on s'affala dans nos lits respectifs.






- Lilith, t'as mis le réveil ?
- Non, je pensais que tu l'avais fait...
- Ah ben non...
- Bon on le met toutes les deux à... 5h du matin.
- Dis pas des choses comme ça...





En langage de chez nous ça signifiait « on n'a pas le choix... », et c'est vrai que là... on l'avait pas vraiment...




































Jour 1







































TUT TUT TUT.









- TA GUEULE LE REVEIL.
- (Chantonne) Il est cinq heures, Gaëlle s'éveille, Gaëlle s'énerve.






J'éclatai de rire. Fallait se lever, la flemme.





- Gaëlle lève-toi.
- Nan...
- Lève-toi.
- Pas envie.
- On va en Allemagne.
- M'en fous.
- On va se faire virer alors.
- Tant pis, on retrouvera un autre boulot.
- On va voir quatre garçons baisables.
- J'arrive !













C'était un cas de force majeure aussi...








On avala un petit déjeuner et on sauta dans la voiture de Lilith, direction Roissy Charles de Gaulle.






Lilith gara sa Mini dans le parking de l'aéroport, et on monta toutes les deux au Terminal 2D, la gueule mais à ce stade-là ça s'appelait même plus plus enfarinée, c'était... Là on avait carrément plongé dans le sachet entier de farine et on avait effectué des brasses et des dos crawlés sur un air de samba endiablée tellement on était plus blanches que blanches... !































... Je m'égare?...

















Bref. On monta à ce putain de terminal la tête dans le cul, et on enregistra nos bagages...
Il nous restait encore une vingtaine de minutes, et on en profita pour aller se prendre un café et un chocolat chaud histoire de se réveiller un peu les 2 neurones qui nous habitaient.





On emporta nos gobelets dans la file d'attente pour l'embarquement, quand on entendit toute une famille de petites têtes blondes à nos côtés entrain de parler allemand... La mère engueula ses enfants alors que Gaëlle et moi nous regardions tout en buvant lentement, d'un air d'autoroute. Fin... d'un air entendu, quoi... Elle passa à son mari et lui bredouilla deux, trois mots qu'on comprit en gros, grâce à nos trois pauvres années de germanistes au collège...










« Putain cette langue, j'm'y ferai jamais... » me dit Lilith. « Même quand elle lui dit des mots doux on dirait qu'elle l'engueule... »






Je jetai mon gobelet en me mordant la lèvre pour ne pas rire, puis la regardai, approuvant d'un simple sourire en coin...




































... Lilith...


























A peine dans l'avion, les hôtesses nous prirent nos tickets en nous indiquant le chemin...
Des fois qu'on ait envie d'aller faire un petit coucou au pilote avant d'aller s'asseoir...






Je laissai Gaëlle s'installer au hublot, et me mis au siège du milieu. Cinq minutes plus tard, un vieux monsieur s'installa à mes côtés... Il se mit à se moucher bruyamment dans son mouchoir qui devait dater de son arrière grand-mère, et à en entendre le rire de Gaëlle à côté de moi, le regard que j'avais du lui lancer devait être plutôt salé...






Je tournai les yeux vers ma collègue avec un petit sourire, puis haussai les épaules...






- Qu'est-ce que tu veux, j'ai jamais de pot. J'aurais pu tomber sur l'un de nos jeunes branleurs, et non, je tombe sur Derrick.
- T'as jamais de chance toi, c'est assez hallucinant ^^
- Je sais.
- En parlant des branleurs ils s'appellent comment au fait ?
- Euh... Attends...








Je sortis un papier de mon sac où le patron nous avait noté l'adresse des mecs, les magasins où ils avaient l'habitude d'aller, leurs noms et autres renseignements, et la dépliai avant de la filer à Gaëlle...







- Alors, Gustav... Gustav... Schäfer...
- Dommage que ce ne soit pas un « o » à la place du « ä » \(^^)/
- Pfff lol... Bon, ensuite... Georg...
- Han comme le yéti ! ^^
- Lilith --' ...
- Oui, pardon.
- Nan mais la phonétique, ça doit se prononcer Gui... Guy-Orgue ^^
- Mein gott c'est wonderful ! ^^
- It's amazing ! ^^
- It's amaaaaazingggggggg I'm sooooo nervous tonighttttttttttt !!!!!!!!!!!!!!! :-D
- oO... Hein ?
- Non, rien, poursuis --'...
- Bien, donc Georg Listing, et enfin, les jumeaux...
- Ah y'a des jumeaux ?
- Ben si j'te l'dis, nouillette.
- Et ils s'appellent ?
- Souvent, je pense.
- Gaëlle --'
- Bill & Tom... Kaulitz.
- Kaulitz... répétai-je.
- Kaaaaaulitz.
- Kaulitzzzz... ça sonne bien j'aime bien ^^
- Moi aussi ^^
- Einverstanden, Sie sind fans... nous dit le vieux...
- O_O...
- o_O... Il nous veut quoi le vieux là ?...
- Tu dis quoi pépé ??
- Tokio Hotel ! Sie kommen für Tokio Hotel !...
- ... T'as compris quelque chose toi ?...
- Parle trop vite... J'ai compris « Tokio Hotel » mais à part ça...
- Laisse tomber...










On fit un sourire forcé à Papy Derrick qui n'avait pas voulu être méchant tout en mettant un écouteur chacune de mon MP3, et je mis lecture en regardant vers le hublot, sentant l'engin commencer à rouler sur la piste...



Un dernier tschüss à Paname, et Hambourg, prépare-toi...






































Nous voilà...










Que dire, que dire, que dire?
Tout d'abord, merci pour vos commentaires d'encouragement et d'impatience,cela nous fait chaud au coeur.
Merci de nous soutenir déjà alors que seul un chapitre était posté.

Apparemment, la situation vous a emballé... tant mieux nous aussi \(^^)/
Et comme certaines veulent tout savoir, la situation nous a tellement emballées qu'on a déjà 21 chapitres d'avance ! ;)

Merci encore à tous!
Bisoux!

Gaëlle et Lilith

# Posté le lundi 21 janvier 2008 15:54

Modifié le lundi 21 janvier 2008 16:19

# Chapitre 3 # Show me your aSs and I'll tell you who You are...

# Chapitre 3 # Show me your aSs and I'll tell you who You are...
*
















Le voyage ne durait qu'une heure entre les deux mégapoles... Heureusement parce que les 'snif' incessants de Papy Derrick commençaient sérieusement à me taper sur le système... Comme à son habitude, Gaëlle s'était endormie comme une gosse sur mon épaule, parfois je me demandais si on avait vraiment le même âge... Je la réveillai lorsque les hôtesses nous demandèrent d'attacher nos ceintures... Enfin, je crois qu'elles nous demandaient d'attacher nos ceintures... Notre gentil patron nous avait payé un vol sur la Lufthansa et les hôtesses ne parlaient que l'allemand... Donc elle me fit des gestes approximatifs et je compris qu'il s'agissait de la ceinture.


- On arrive à Hambourg ?, me demanda Gaëlle.
- Non, non ici c'est Buenos Aires.
- Si seulement c'était vrai... il fait chaud là-bas au moins.


Les aéroports du monde entier se ressemblaient, et on trouva rapidement les locations de voiture... Quoi ? Vous pensiez qu'on allait prendre le taxi pendant 15 jours ? On avait de la chance, le jeune homme qui était à l'accueil parlait anglais... On eut notre voiture sans trop de difficulté...


- Aaaaahhh Une BMW série 1 !!!!!!!!!!!!, s'extasia Gaëlle.
- J'aime pas, je conduis que ma Mini moi !
- Pas de problème, file-moi les clés de la Béhèm !
- Tu fais des rimes toi maintenant.
- C'est l'air allemand qui doit me monter au ciboulot.


On chargea nos valises à l'arrière de la Béhèm et Gaëlle prit le volant. La circulation était la même que sur le périphérique, c'est à dire médiocre... Arrivées au centre ville, on se retrouva devant cette évidence, il fallait que l'on demande notre chemin...


- Je me lance, dit Gaëlle.
- Là bas, une dame qui a l'air gentille !
- Comment tu sais qu'elle est gentille ?
- Elle est pas blonde !
- XD tu me tues toi parfois ! Bon, j'y vais... Enschuldigung, wo ist..... Rhâ merde comment on prononce ça maintenant!
- J'sais pas...
- Bon, Wo ist das ?, dit-elle en lui tendant l'adresse.
- Je crois que ça veut rien dire ce que t'as dit.
- M'en fous, elle a intérêt à comprendre !
- Das ist einfach, Sie werden immer geradeaus, dann dauern, wenn Sie das Einkaufszentrum überholt haben werden, das ist links.... Dann gehen Sie immer geradeaus und Sie sind da!
- Pas de chose comme ça avec moi oh !!!!
- Gaëlle, je crois qu'elle t'explique la route en fait...
- Ah bon.... Alors euh euh.... Können ihn Ihnen zeichnen? [ Traduction: Pouvez vous le dessiner? ]
- Ja !
- Elle est gentille, dit Gaëlle dans un ton plein d'ironie...
- Dankeschön !!!!!!, fîmes-nous en c½ur.
- Bitteschön !, dit la dame en partant.
- Dis Lilith, tu crois que ça existe « Chatteschön » ?
- T'es une vraie nymphomane toi !
- Je te rappelle que ça fait plusieurs mois que j'ai pas vu un homme nu... Je fais seulement une crise de manque !
- Tais-toi et conduis !


Elle se reconcentra sur la route et on arriva devant notre hôtel qui se trouvait à 50 mètres de la maison des quatre garçons... Notre patron avait vraiment tout prévu ! Hôtel trois étoiles, on peut pas se plaindre, nos deux chambres étaient l'une en face de l'autre... de toutes manières, pour le temps qu'on allait y passer.... Gaëlle resta avec moi pendant que je rangeais mes affaires puis on échangea les rôles...


- On fait quoi maintenant ?
- On fait le tour du propriétaire histoire de se familiariser avec les lieux ?
- Parfois, t'as vraiment des élans de génie Gaëlle... Parfois.
- Moi aussi je t'aime.


On sortit avec nos amours dans nos sacs, ils ne nous quittaient absolument jamais... ou presque... ^^'


Le quartier semblait plutôt chic.... Enfin semblait, il l'était devrais-je dire. On passa devant l'immeuble qui abritait nos victimes et stupeur... quelques jeunes filles faisaient le pied de grue....



- C'est une blague ?
- Non, Gaëlle, je crois qu'elles les attendent vraiment.
- Non mais c'est grave ça O.o Elles ont pas de vie ou quoi.
- J'en sais rien, elles sont tout simplement passionnées.
- Non mais attends nous faut qu'on nous menace pour venir là et elles... elles viennent par plaisir... C'est vraiment pas la même culture...
- C'est pareil en France je te signale.
- Tu déconnes ????
- Non.
- Faut vraiment que je me remette à la page moi...


On éclata de rire et alla au restaurant de l'hôtel pour manger...































... Gaëlle...



On finit de payer notre repas et je rangeai la note dans la poche arrière de mon jeans pour le patron. On sortit du resto, comptant bien profiter de nos deux semaines ici pour faire un peu de shopping, quand on entendit un mouvement de précipitation venir de l'entrée de l'immeuble des mecs...
On stoppa notre pas en pleine rue pour regarder, prêtes à ouvrir nos sacs plus vite que Lucky Luke n'en dégainerait son flingue, quand on vit une grande asperge sortir du hall, un bonnet et des lunettes noires sur la tête...
Je plissai bien les yeux, mais ne reconnus pas l'un des 4 garçons que j'avais un jour entraperçus sur l'un des clichés de ce connard de Jean-Luc qui les avait traqués une fois dans Paris...
Un coup d'½il aux filles, ok c'était parti...



- Bon, grouille-toi ça doit être l'un des quatre.
- Mais j'le reconnais pas, moi !
- Ben moi non plus mais regarde elles se pissent dessus les gamines, ça doit en être un ! Ou au moins quelqu'un de connu... Allez grouille j'te dis, on n'a pas de temps à perdre...


Lilith souffla, déçue de devoir changer notre programme shopping pour un mec dont on n'était même pas sûres de l'identité, puis à une vingtaine de mètres de distance, on se mit à le suivre, discrètement...


C'est qu'il marchait vite ce con ! En même temps, vue les jambes qu'il se paye... Rien que l'une de ses jambes devait faire notre taille... hum, intéressant, ça, mais... ... ... Oui, bon.
Virage toute gauche... On le suit en gardant notre matos bien au chaud dans nos sacs, avec tout le monde qu'il y a dans cette rue marchande, pas la peine de nous griller dès le premier jour...
Ah !! Il rentre dans une boutique TAZUMA juste en face d'un vendeur de journaux, parfait !!
On visse chacune nos propres bonnets sur nos têtes ainsi que nos lunettes de soleil, et on commence à regarder la vitrine... soi-disant... On guette son moindre geste, et à chaque fois qu'il se tourne vers nous on se baisse pour se cacher en faisant semblant de regarder un sac... magnifique, soit dit en passant... Faudra revenir, tiens... Bref.
On se redressa un peu en laissant seulement apparaître nos yeux (enfin, nos lunettes...) de l'étagère de la vitrine, et on le vit, une ceinture dans les mains, semblant vraisemblablement hésiter...



- Elle est moche ta ceinture, range-la ! commentai-je comme un supporter de foot devant sa télé.
- Tu rigoles elle est trop belle faut qu'il la prenne !!
- Ca gâcherait toutes ses fringues elle est immonde comment tu peux dire ça !
- Ben moi je la voudrais bien...
- Ouais mais toi t'as aucun goût...
- Gaëlle ?
- Hum ?
- Tu sais qu'on est entrain de se prendre la tête pour une ceinture, là ?


Pas le temps de lui répondre qu'on le voit reposer la ceinture, et se diriger vers la porte de sortie du magasin en vitesse... Oops !! Mayde, mayde !!! Une cachette, vite !!
On se met limite à courir de l'autre côté de la rue piétonne devant le kiosque à journaux, quand on le voit se diriger vers nous...



- Oh putain, bordel ça y'est c'est foutu il nous a repérées... me dit Lilith...
- N'empêche qu'il l'a pas prise au final la ceinture tu vois j'avais rais...
- Gaëlle !! me dit-elle en me frappant avant que je n'aie fini ma phrase...


Le brun entra dans la librairie sans même nous adresser un regard... Nan, il ne nous avait pas vues...
Ouf... Sauvées...



- Bon maintenant tu vas vérifier qui il est, dis-je naturellement à Lilith.
- Hein ?!
- Deux... Tu vas mater un magazine et regarder si c'est bien l'un des Tokio Machin là !!
- Mais t'es folle, je...
- Et que ça saute !!!


Je posai ma main dans son dos en ouvrant la porte, et la jetai comme une vieille chaussette à l'intérieur du magasin où elle fit une entrée remarquable... Je ne pus m'empêcher de pouffer de rire en mettant ma main devant ma bouche, et elle se retourna, m'ayant entendue, avant de me faire un énorme fuck bien mérité...
Je fermai les yeux une demi-seconde en lui tendant mes lèvres l'air de dire « moi aussi je t'aime », et attendis en souriant de la regarder à l'½uvre...































... Lilith...



L'étriper... L'égorger, peut-être.
Je vais la défoncer. Voilà, ça sera plus simple, et ça m'arrange bien.


Je jetai un dernier regard à ma connasse de pote, puis avalai ma salive avant de me retourner sur le magasin... Un coup d'½il... Il ne m'avait pas repérée... Pourtant avec ses conneries à l'autre pétasse, c'était moins une...


Je me dirigeai lentement, les mains dans les poches en sifflotant, vers le rayon magazines musicaux, mêlé à celui des magazines pour ados, et ne tardai pas à trouver une publication dont ils faisaient la couv'... Je me penchai tout aussi lentement en le surveillant d'un ½il, et saisis le magazine avant que Gaëlle que je n'avais pas vue arriver ne me le chope des mains, et se mette à chercher précipitamment le sujet qui leur était consacré... Il tenait sur quatre pages...


Première double page, plusieurs photos des membres du groupe, datant de leurs 7 ans, à aujourd'hui, leurs 22, 23 et 24 ans... On se concentra sur les plus récentes... Ils n'avaient pas tellement changé sur les quatre dernières années, apparemment... Un petit blond aux cheveux courts... On relève les yeux l'une après l'autre vers celui qui regardait un magazine, de profil... Nan, c'est pas lui... Un grand dreadeux caché sous des fringues-parachutes... Hum, question corps ça se pourrait, mais nan, pas lui. Un brun aux cheveux li... nan, regarde le corps laisse tomber, c'est pas lui.
Le dernier ?...


Grand... mince comme le dreadeux, probablement... de longs cheveux noirs en touffe, une pose de diva, maquillage et manucure... Petit coup d'½il... ça se pourrait...
Comment c'est celui-là ?... Ah, l'un des Kaulitz... Bill...
Je rechope le magazine des mains de Gaëlle et passe à la double-page suivante, puis on finit par tenir une page chacune... Ouais génial, super, on s'en fout... nianiania, discographie, on s'en tape le cul parterre...
Ah, photo !!...


De dos... sur scène, légèrement déhanché... On lève en même temps, la tête lentement vers lui...
Il est dos à nous maintenant... Nos yeux se baissent lentement sur son cul...
Nos mâchoires se décrochent, on se regarde...


























































... Bingo...



































Hallooooooo ! ^^

Ravies de vous retrouver ! ^^ On espère que tout le monde va bien ;-)

Vraiment contentes de voir que le deuxième chapitre vous a plu à ce point-là, merci beaucoup pour vos commentaires, chacun nous touche particulièrement ;-)

Et oui, déjà tant de chapitres déjà écrits et vous n'êtes pas au bout de vos surprises... ;-) ^^ On espère sincèrement qu'ils vous plairont autant si ce n'est plus que ce petit commencement...

A très vite... ! ;-)


Gaëlle & Lilith...

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 17:39

# Chapitre 4 # She's Insane, this Friend of mine...

# Chapitre 4 # She's Insane, this Friend of mine...
*














- C'est lui !, me dit Gaëlle
- Pas si fort, il va nous entendre.
- Je te rappelle qu'on est en Allemagne chérie.
- Et ?
- On parle français.
- Ah ouais c'est vrai....
- On fait quoi ?
- Bah c'est toi qui m'a poussée ici c'est toi qui prend les décisions.
- Ça t'arrange de toutes façons.
- Oui ^^'.


Elle me pinça l'avant bras et j'étouffai un petit cri... Le fameux Bill se retourna vers nous puis reprit sa lecture.


- T'es fière de toi ?, fis-je à Gaëlle.
- Euh... tu crois qu'il lit quoi ?
- J'en sais rien moi.
- Têtu ?
- On est en Allemagne...
- Bah l'équivalent de Têtu en allemand...
- Pourquoi tu veux qu'il lise un truc de gay ?
- O.O Parce qu'il est homo !
- Qu'est ce que t'en sais ?
- Je le sens...
- Ah ouais, le fameux flaire de la jeune femelle en mal d'amour.
- La ferme tu veux ^^'.


Notre attention resta fixée sur le jeune homme... Il prit un magazine, paya puis sortit. Après un regard échangé, nous sortîmes à notre tour dans la rue. Il était à 10 mètres devant nous et avançait tête baissée... On se mit à le suivre, tels deux jeunes rats de l'opéra faisant leurs entrechats...


- Il se prend pour Marie-José Pérec ou quoi ?
- Ça se trouve sa nana l'attend...
- Son gars tu veux dire !
- Ouais, bref, son chien aussi tant que t'y es.
- Tu penses qu'il est zoophile... en même temps avec sa crinière...
- Gaëlle ?
- Hm ?, fait-elle prise dans ses pensées.
- Tais-toi pour voir...


Elle se tut...


- Ah ouais c'est bien aussi comme ça, conclus-je.


Elle me donna une petite tape sur le sommet du crâne et on continua de suivre des yeux le jeune garçon. Alors qu'il approchait de sa porte d'entrée, nous nous décidâmes à sortir notre attirail et à nous planquer derrière une fourgonnette plus que douteuse. Il s'arrêta signer quelques autographes sous les yeux émerveillés des quelques jeunes filles présentes.


- C'est sympa ce qu'il fait, dis-je.
- Véridique... très sympa.


Il monta ensuite chez lui. Au quatrième, les lumières s'éclairèrent et nous le vîmes fermer les rideaux.


- Le quatrième -_-' pour prendre des photos on va s'amuser je sens...
- Ouais, faut espérer qu'ils aiment sortir s'amuser... sinon on est dans la mayde...


On rangea nos amours amoureusement dans nos sacs...


- On fait quoi ? me demanda Gaëlle.
- J'sais pas, qu'est-ce que tu veux faire ?
- Peut-être acheter des magazines où on parle d'eux, histoire de se faire une idée sur les personnages.
- Pour ça, il y a Internet.
- Pas faux... Et interroger des fans ?
- C'est pas un peu risqué ? Et puis avec notre allemand plus que précaire.
- Tout à fait, j'aimerais bien prendre des cours particuliers d'allemand moi... surtout par de jolis garçons baisables.
- Gaëlle, fis-je d'un ton qui se voulait réprobateur.
- Bon, bah... Directly to the hotel... ^^'


On monta dans notre chambre... Gaëlle partit visiter la salle de bain...


- GAËLLE !!!
- Quoi ??? Qu'est-ce qui t'arrive ???, fit-elle en revenant en trombe dans la chambre.
- Je crois qu'on a le cul bordé de nouilles !
- Pourquoi tu dis ça ?
- Regarde par la fenêtre...


De cette dernière, nous avions une vue imprenable sur les fenêtres du quatrième étage... légèrement de biais, soit... mais imprenable...


- Tu crois que c'est encore un coup du patron ?
- J'en sais rien, mais en tout cas, je sens qu'on va s'amuser à partir de demain !


Un sourire coquin se dessina sur les lèvres de mon amie puis sur les miennes. Gaëlle partit jusqu'à sa valise, et revint avec son ordinateur portable...































... Gaëlle...



Je nous connectai à Internet et filai sur Wikipédia pour lire une biographie du groupe... Pendant que Lilith se lavait je lui balançais les infos les plus intéressantes ou inutiles que je trouvais...


- Bill est allergique aux pommes et aux piqûres d'insectes.
- C'est con pour lui.
- Georg est un adepte du fer à lissay.
- Bah qu'il me le prête, j'ai oublié le mien à Paris.


Elle sortit de la douche une serviette sur la tête.


- Comment je vais faire ?, me demanda-t-elle.
- Fais-toi des dreads, on t'achète des fringues, et on te fait passer pour Tom Austerlitz...
- Kaulitz, Gaëlle...
- Oui bref, tu m'as comprise.
- Des dreads t'es pas un peu folle ?


Je lui fis mon plus beau sourire commercial que j'avais en rayon. Elle me sauta dessus les mains en avant et fit mine de m'étrangler pour ensuite tomber à côté de moi sur le dos. Je la regardai, puis regardai vers la fenêtre où le fameux appart' du 4ème avait aussi vue sur nous...


« Tu sais que tu leur offres une charmante vue, actuellement d'où tu es ?... ^^ » lui demandai-je...



A peine dit qu'elle se releva d'un coup en tirant comme une malade sur sa serviette pour cacher ses cuisses... Je ris intérieurement et elle fonça à la salle de bain pour pouvoir s'habiller tranquillement...


La soirée arriva à grands pas, et comme à son habitude, mon ventre commençait déjà à crier famine.



- J'ai faim, dis-je à Lilith.
- Ca faisait longtemps, tiens.
- Ouais mais j'ai quand même faim !
- Tin mais où tu fous tout c'que tu bouffes sérieux tu m'exaspères >_<
- Le sport en chambre ma chérie, y'a que ça de vrai ^^
- Ah oui ? Je ne savais pas que ça faisait brûler tant de calories que ça la masturbation ^^
- Salope !!!


Je lui sautai dessus et commençai à lui tirer les cheveux dans tous les sens alors qu'elle s'occupait de m'arracher le t-shirt tête baissée, comme un taureau...
Je tenais deux mèches de sa touffe dans mes poings tandis qu'elle m'avait à moitié foutue à poil quand on se rendit compte qu'on avait un spectateur de premier choix à la fenêtre d'en face...
Un coup d'½il... le fer à lissay... Il nous regarda avec de gros yeux et un petit sourire en coin, et Lilith me repoussa d'un coup en me forçant à lâcher ses cheveux qui n'avaient plus de forme après le passage de l'ouragan Gaëlle...



- Putain c'te honte je dois ressembler à rien maintenant !!!
- En tous cas on ne voit que tes cheveux, là... quand je te dis qu'entre vous ça peut être une grande histoire d'amour, vous étiez faits pour vous rencontrer !!
- Ta gueule, Gaëlle...


Lilith s'aplatit les cheveux en vitesse, et fit un sourire forcé vers la fenêtre avant de fermer d'un coup les rideaux...


- C'est malin, ça, entre l'autre glandu au kiosque à journaux et maintenant le viking brushingué de l'Est, tu comptes encore nous griller longtemps ?? me demanda-t-elle sans me regarder.
- Roh ben quoi ça va, je suis sûre qu'ils ne se doutent de rien...
- Non mais se faire remarquer par la moitié du groupe en même pas six heures alors qu'on est là pour deux semaines, je te décerne la médaille d'or direct !!


Je souris en levant les yeux au ciel, et rouvris le rideau...


- Bon écoute c'que je te propose. Pour aujourd'hui, on se fait oublier. On va faire notre vie, on va bouffer, se balader en ville, on s'occupe pas d'eux, et demain, on revient à la charge, ok ?
- Ok ! répondit-elle en soufflant comme si je venais de la libérer d'un lourd fardeau...


On se prépara à sortir pour une soirée que l'on espérait d'alcool, de fête et de débauche corporelle (puisque la débauche neuronale avait déjà été attaquée), et on quitta notre hôtel en mini-jupes, bustiers, bas résilles, bottes, et... et... ouais, un peu comme des putes, fallait bien le dire.
Mais où est le mal ?...


On passa devant l'immeuble des garçons où encore cinq ou six filles subsistaient dans le froid, et on partit dîner sans aucun stress avant d'aller s'éclater dans la première boîte rencontrée sur notre chemin... A fond et sans se poser de question, on se déhancha sans retenue quand Beep des Pussychattes passa... On se regarda avant de pouffer de rire, et voyant les mecs qui n'en pouvaient plus, on se prit au jeu, en commençant à danser comme elles, exagérant à mort sur les mouvements de cul, virant à chaque fois les mecs qui voulaient se coller dans notre dos...
On quitta la boîte à 5h du mat', complètement épuisées...




















[ Jour 2 ]





















Tududut... Tududut... Tududut...



« TA GUEULE LE REVEEEEEEEIIIIILLLLLLLLLLLLL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! >o< »


... Vous l'aurez deviné... Encore ma charmante humeur matinale enchanteresse !
Je m'assieds dans mon lit et appuie sur le bouton... L'alarme ne s'arrête pas...
Je donne un coup plus fort... Elle ne s'arrête toujours pas...
Je me mets à tabasser la pauvre machine comme une malade mentale avec mes mains et tout ce que je trouve sur mon passage à finir par la lampe de chevet. Quand je parviens enfin à faire arrêter cette sonnerie de malheur, la lampe encore prisonnière de mon poing, je vois Lilith sous sa couette, me regarder comme une échappée de l'asile...
Je baisse les yeux et me visualise, là avec cette lampe... Je chope le drap sur moi et le fais passer par-dessus mon épaule, puis me lève du lit en chopant un magazine sur la table de chevet au passage, et tends l'autre bras en fermant les yeux, inclinant un peu la tête en arrière...



« Je suis la statue de la Liberté... »



Aucune réaction... Je rouvre les yeux, et vois Lilith me regarder toujours de la même manière... puis me tourner le dos pour continuer à dormir...
Je reste un petit moment le bras en l'air comme une conne avant de réaliser et de reposer tout mon attirail... Je partis ouvrir les rideaux en grand alors que j'entendis un ronchonnement venir de ma marmotte personnelle, et lui montai debout sur les fesses...



- J'peux savoir c'que tu fais ?... entendis-je d'une voix étouffée provenir de l'oreiller un peu plus bas...
- J'essaye de tenir en équilibre, c'est rigoulo ! \(^^)/


Un coup de fesses, un seul, et je me retrouvai parterre...
Heureusement, comme mon chat, je retombe toujours sur mes pattes...


Douchées, habillées et préparées, on jeta un coup d'½il à la fenêtre. Les volets d'en face étaient encore fermés, mais en bas une quinzaine de filles étaient déjà là...
On descendit avec notre matos dans nos sacs à main, entre clés de bagnoles, téléphones portables et autres tubes de gloss... et on partit attendre à une vingtaine de mètres, à l'angle d'une rue perpendiculaire...
Au bout d'une heure, toujours rien...



- Putain il nous a refilé un beau cadeau empoisonné le boss, là... me plaignis-je en commençant à faire les cent pas...
- C'est clair... J'aurais du écouter mes parents et continuer mes études franchement...
- Tes études ? Parce que tu crois que c'est avec ton petit BTS de rien du tout que tu aurais pu te la payer ton école de Photographie artistique ?
- Et toi alors ? C'est de traquer des blaireaux dont t'avais rien à foutre pendant toute ta vie pour satisfaire les mamies en manque d'action dans la leur dont tu rêvais en rêvant de journalisme quand t'étais gosse, toi ??
- ... Non... mais on n'a pas eu le choix !! murmurai-je en essayant de cacher mon énervement... Personne ne nous a offert d'entrer par la grande porte, alors en attendant on devrait bien être contentes que le patron nous ait prises sous son aile...
- Gaëlle, il est là !!!


Je me retournai d'un coup, et vis Bill, une veste en cuir noir, un jeans délavé noir, collier qui ressemblait plus à des chaînes qu'autre chose... ses cheveux lissés et une paire de lunettes de soleil, sans le bonnet cette fois... ... ... WOUAAAAAOUUUWWWWWW !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(I feel good... tinininininin...)
Je dois tirer une gueule assez expressive car j'entends Lilith éclater de rire à mes côtés...



- Ca va, tu vas t'en remettre ? lol ^^ me demanda-t-elle...
- ... Alors là tu vois... quand tu me demandais pourquoi je prenais ma paire de menottes avant de partir, je crois que j'ai VRAIMENT bien fait d'écouter mon instinct sur ce coup-là... dis-je très sérieusement en le reluquant de haut en bas, pire qu'un mec avec le barreau...
- Ah parce que tu comptes l'utiliser avec M'sieur-Dame toi ? ^^
- Et comment !
- Ben ça va, tu vises pas trop haut toi déjà, une superstar internationale, t'as de l'espoir ^^
- Je l'aurai, j'te dis...
- Ouais ben partage alors parce que je m'auto-liquéfie moi-même...
- Hey mais attends y'a un deuxième Bill qui sort derrière lui !!
- Ben c'est pas possible son jumeau a pas du tout le même look que lui...
- Et le bonnet turquoise qui lui fait une tête de girolle c'est pour abriter un crâne rasé tu crois ?
- Ouais, remarque...


Les jumeaux passent devant leurs fans et leurs adressent un petit sourire de bonjour, avant de partir les mains dans les poches de l'autre côté d'où était parti Bill la veille...


- C'est parti !!!































...Lilith...



Je n'eus pas le temps de réaliser qu'elle était déjà partie en trombe. J'accélérai le pas pour la rattraper et nous filâmes les deux jeunes hommes. On ne savait pas trop où on allait mais ce qui était sûr, c'est qu'on y allait bien comme il faut...


- Ils vont nous faire marcher longtemps comme ça ?, demanda Gaëlle.
- Depuis quand ça te saoule de suivre de jolis garçons ?
- Depuis que je mets des chaussures à talons de pétasse.
- Mais tu es une pétasse !
- Rectification, une pétasse qui a mal aux pieds...
- ... et qui veut se taper M'sieur-Dame.
- Accessoirement.


On échangea un regard pour éclater de rire... assez fort pour que nos deux victimes se retournent. D'un même mouvement nous nous plaquâmes derrière la première voiture.... Ouf, sauvées... On reprit notre chemin... A côté de moi, Gaëlle grommelait dans son écharpe et maudissait l'inventeur des chaussures à talons. Enfin, ils entrèrent dans un bâtiment...


- On est où là ?, se demanda-t-on mutuellement.


Eclat de rire.


- Je sais pas.... Attends, je crois qu'il y a écrit quelque chose devant l'immeuble, on va voir ?
- Ben ouais, fis-je.


On traversa la rue en slalomant entre les voitures telles deux skieuses professionnelles qui ont depuis longtemps dépassé le stade de la position du chasse-la-neige.


- UNIVERSAL !


On avait crié ça sans réellement s'en rendre compte et les passants nous regardèrent très bizarrement, genre deux folles sorties d'un asile psychiatrique. Ils étaient donc dans leur maison de disque. On se remit sur le trottoir d'en face et Gaëlle s'alluma une clope.


- T'avais pas décidé d'arrêter ?
- Euh...
- Eteins ça tout de suite !!!!!


Je lui arrachai sa cigarette de la bouche et l'écrasai sur le bitume. Elle fit une moue triste puis me sourit. Elle ressemblait à une ado, une de celles qui se rebellent sans arrêt contre leurs parents.


- Dis.... Les habitants de Hambourg, on les appelle les hambourgeois ?, dit-elle.
- Ouais.
- Et traduit en allemand ça donne hamburger ?
- Pourquoi tu me demandes ça ?
- Parce que j'ai envie d'hamburger.
- T'es grave !
- Je sais ^^ !


Je la pris dans mes bras et on resta un moment comme ça, d'une parce qu'on aimait ça, de deux parce qu'il faisait terriblement froid en ce mois de février.
Une heure plus tard, on vit enfin les deux frangins ressortir, ils paraissaient détendus et discutaient entre eux. Mais de quoi ? Ils s'arrêtèrent devant une boutique de fringues et on en profita pour traverser la rue et se positionner légèrement devant eux, devant un magasin de lingerie.



- Han, l'ensemble soutien-gorge et string en dentelle noir et rouge est carrément trop classe, bava Gaëlle.
- Eh, on est en train de bosser je te rappelle.
- Me dis pas qu'il est moche !
- Ohé, on a nos victimes à traquer.
- Je me verrais très bien dedans.
- Gaëlle ?
- Et le montrer à M'sieur-Dame.
- Qui est d'ailleurs en train de tailler une pipe à son frère.
- Et qu'il.... QUOIIIII ??????????????????????
- C'est une blague.
- Mais dis pas des choses comme ça t'es folle !!!!


Je ne répondis pas, voyant les deux pigeons s'approcher dangereusement de nous. Je ne compris que quelques mots de leur discussion : « partir » ; « tour » ; « A travers la Mousson »...


- Gaëlle !!!
- Quoi ?
- Je crois qu'ils vont partir en tournée dans un pays équatorial.
- Pourquoi ?
- Parce qu'ils ont peur de se prendre la mousson dans la gueule.
- Hein ? Vite on appelle le patron !!!!
- Tu le fais !
- Lâcheuse !!! Pendant ce temps continue d'observer M'sieur-Dame et le poulpe.


Elle s'éloigna pour téléphoner et je me retrouvai seule sur le même trottoir que les deux allemands. Bill se retourna et je fis mine de regarder le ciel...... jusqu'à ce que je me rende compte qu'il était nuageux... Arrivés à proximité de leur studio, je retournai me mettre en face et sortis mon matos pour prendre quelques photos d'eux, signant des autographes. Gaëlle revint, en faisant grise mine.


- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ton histoire de mousson.....
- Quoi ?
- C'est une de leurs chansons, la plus connue il paraît.
- Ah bon, c'est quoi le nom.
- « Durch den Monsun ».
- Ah ben vi c'est ce qu'il a dit.
- -_- le patron s'est légèrement foutu de moi -_-
- Désolée :S
- Pas grave, alors qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Rien de bien croustillant.
- Font chier.
- On retourne dans la chambre ? On voit si bien les leurs....
- Dis que tu veux te recoucher.
- Même pas faux...


On remonta à la piaule et je balançai doucement mon appareil sur mon lit en bâillant, avant d'allumer la télé... Gaëlle foutait un boucan pas possible dans la salle de bain...


- Mais qu'est-ce tu fous encore, bordel...
- Je cherche mon argile...
- Ton argile...
- Pour me faire un masque.
- Ah... Et tu veux te faire un masque à l'argile à cette heure-ci.
- Oui mais je le retrouve plus !!
- Ben va d'mander à M'sieur-Dame, il devrait avoir de quoi te dépanner.
- C'est pas une meuf non plus.
- T'as pas été vérifier...
- Mais j'demande que ça ^^


Je souris en secouant légèrement la tête, et zappe avant de tomber sur un clip...
De l'eau... un lac... un champ moisi...



« Oh putain Gaëlle, le gnome !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »



Je me redresse sur mon lit tandis que Gaëlle passe sa tête à travers la porte pour voir de qui je parlais...


- O_O ...
- O_____O ...........
- O____________O ............
- Mein gotten...
- ...
- ...
- Tu crois que c'était ses cheveux ?...
- Chuuut...
- ...
- ...
- ... Non parce qu'on dirait une mèche en carton là quand même...
- Lilith, ta gueule et apprécie !!
- Mais il avait même pas 15 balais là c'est bon, t'es ptet devenue gouine mais pas pédophile non plus !!
- Mais regarde ces yeuxxxxxxxxxx... hannnnnnnnn...
- O_o...
- ... Quoi ?...


J'ouvris en grand la fenêtre et gueulai aux filles qui attendaient au pied de leur immeuble :


« Hey les gourdes, j'ai un nouveau boulet pour vous à vous refiler !!! »



Mais Gaëlle me referma la fenêtre aussi sec alors que j'éclatais de rire...


- Ca va ! C'est pas parce que j'ai envie de me le faire que t'es obligée d'alerter tout le quartier !!
- Non mais encore aujourd'hui je veux bien, c'est plus qu'une bombe on est d'accord, mais à l'époque o_O
- Ouais ben on voyait déjà qu'il avait du potentiel le p'tit Kaulitz...
- Ouais ben c'est pas la Monsun que t'aimerais qu'il te Durche toi hein ^^
- Oh mais il y a plusieurs sortes de Monsun, tu sais...
- Gaëlle...
- J'arrête ^^











































Coucouuuuuuuu !
Désolées pour le retard, mais entre Gaëlle qui était à Cannes, et Lilith avec ses dents de sagesse...
Ca a pas été simple de gérer tout ça...
Déjà bientôt 100 comm's en seulement 3 chapitres ! Merci mille fois !! =))
Contentes que l'histoire vous emballe ;-)
Bizouxxxxx !!!

x Gaëlle & Lilith x

# Posté le mardi 29 janvier 2008 17:35